Enjeux pour l'outre-mer
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L'outre-mer : des richesses naturelles exceptionnelles
Les collectivités françaises d'outre-mer, présentes dans les trois grands océans du monde et dans 4 des 34 points chauds de la biodiversité mondiale, abritent des richesses naturelles exceptionnelles. Elles hébergent par exemple plus d'espèces de plantes vasculaires et de vertébrés endémiques que n'en compte toute l'Europe continentale et les taux d'endémisme constatés pour certains groupes d'espèces y sont parmi les plus élevés au monde.
La France et les collectivités d'outre-mer portent donc une responsabilité de premier plan pour la préservation de la diversité biologique de la Planète.
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L'outre-mer particulièrement exposé aux invasions biologiques

Dans ces îles, l’isolement géographique a
souvent entraîné le développement d’écosystèmes uniques dont la flore
et la faune ont évolué en l’absence de grands prédateurs ou
d’herbivores terrestres. Ces espèces animales et végétales indigènes
n’ont pas développé de moyens de lutte pour résister aux herbivores
comme les cervidés, les chèvres ou les moutons, à des prédateurs comme
les rats, les chats ou les chiens, et à des plantes plus compétitives
venant des continents.
Cerf de Java (ou cerf rusa) en Nouvelle-Calédonie (© M. De Garine-Wichatitsky)
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Une situation déjà préoccupante
Toutes les collectivités d'outre-mer sont menacées par des espèces exotiques envahissantes.
Un grand nombre de plantes et d'animaux exotiques envahissants ont d'ores et déjà altéré le fonctionnement de certains écosystèmes et entraîné la régression ou l'extinction d'espèces indigènes ou endémiques par compétition ou prédation. L’un des risques majeurs liés aux invasions biologiques est de voir progressivement se développer une uniformisation des paysages naturels d’outre-mer, avec la régression ou la disparition des espèces indigènes au profit d’une flore et d’une faune exotiques et banalisées. ![]()
En haut: distribution du miconia (Miconia calvescens) sur l'île de Tahiti et de Moorea.Introduit en 1937 sur Tahiti, cet arbuste occupe désormais les 2/3 de l'île (extrait de Gabrié, 2007,l'état de l'environnement en Polynésie française).
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Un enjeux de coopération
Malgré leur éloignement, les acteurs des collectivités d'outre-mer sont confrontés bien souvent aux mêmes espèces exotiques envahissantes et rencontrent des difficultés communes en termes d'accès à la connaissance, de lutte, de coordination d'actions et de coopération, de réglementation, de sensibilisation...
La mise en réseau des connaissances, la coordination d'actions à l'échelle de tout l'outre-mer et le renforcement de la coopération régionale constituent des réponses essentielles.
En téléchargement:
Plaquette de présentation synthétique des enjeux (pdf 2,3 Mo)